L'autonomie est la capacité à accomplir seul les actes essentiels de la vie et à assurer sans aide la satisfaction de ses besoins fondamentaux.

Le proche handicapé, âgé, malade peut avoir une limitation dans des domaines divers. Il aura donc besoin d'une aide, totale ou partielle, pour lui permettre une vie normale. Ces aides  peuvent êtres techniques ou humaines (Services à la personne).

Voir : Allocation personnalisée d'autonomie
Les objectifs de cette aide vont être :

- d'éviter la perte d'autonomie
- de maintenir l'autonomie résiduelle
- de restaurer l'autonomie

L'accomplissement de ces actes de la vie quotidienne repose en partie, ou totalement, sur l'Aidant qui l'accompagne.

  • boire et manger,
  • se laver et aller aux toilettes,
  • s'habiller et se déshabiller,
  • dormir et se reposer,
  • se coucher et se lever,
  • se déplacer,

Dans ces différents domaines, divers dispositifs et services peuvent faciliter le rôle de l'aidant pour assurer la sécurité, le confort matériel et le confort physique de son proche dépendant.
Une combinaison bien conçue d'aides techniques et d'aides humaines dans l'objectif de soulager et faciliter le quotidien de l'Aidant en diminuant son implication dans les actes de la vie quotidienne.

L'alimentation : boire et manger :  Voir la rubrique 

 

La toilette : bien-être et confort 

Le plaisir de se sentir "bien dans sa peau" est une nécessité à tout âge, particulièrement pour le proche en perte d'autonomie.
La toilette est un soin d'hygiène corporel quotidien. Elle permet de conserver l'intégrité de la peau, d'assurer le bien-être et le confort, d'entretenir l'image corporelle, de maintenir l'estime et l'image de soi.

Lorsque la toilette à la salle de bains devient trop difficile ou impossible, une adaptation de la salle de bain ou des accessoires et des aides techniques adaptées permettent de maintenir ou rétablir l'autonomie.

Du matériel indispensable pour optimiser la sécurité dans la salle de bains :

  • les barres d'appui, sièges de douche ou de bain, élévateurs de bain, rehausseur, solutions antidérapantes, douchettes, lavabo, douches, baignoires et WC adaptés...
  • Les aides techniques à la toilette (pédiluve, capiluve, chaises, ...)
  • Les produits d'hygiène et de soins.

 

L'élimination : aller aux toilettes

L'incontinence urinaire se définit par une perte involontaire des urines : véritable tabou, à l'origine de beaucoup de honte, de malaise et d'humiliation avec une angoisse permanente. Elle déconcerte le proche et l'Aidant.

L'incontinence qui s'aggrave souvent avec l'âge, entraîne toujours, chez celui qui en est atteint, des séquelles psychologiques et sociales. Honteuse, la personne incontinente tait son trouble. Et lorsqu'il n'est plus possible de le cacher, en éprouve une profonde blessure. Il n'est pas rare que la perte d'estime de soi-même entraîne une dépression par l'absence de vie sociale. Le proche refuse de sortir, de voir d'autres personnes car il craint les "fuites" et les odeurs; il ne peut plus utiliser certains vêtements ; il ne peut pratiquer ses activités, ...

Beaucoup de facteurs peuvent déclencher une incontinence : les médicaments, des maladies, l'infection urinaire, une perte de mobilité, un changement d'environnement, un accès difficile aux toilettes, une intervention, une hospitalisation, ...

Pour l'Aidant, ce trouble est lourd à assumer. Il est difficile pour lui d'affronter l'incontinence de son proche et de l'aider. Le rejet et la fatigue dus aux soins nécessaires altèrent fréquemment la bonne volonté de l'Aidant.

L’incontinence anale se définie par une perte involontaire de gaz ou de selles.

L'Aidant pourra trouver auprès du personnel soignant, du pharmacien, du médecin... des conseils ciblés en fonction du type et du degré d'incontinence.
Le proche peut bénéficier de traitement adapté, de protections contre l'incontinence. Mais aussi de prise en charge par la sécurité sociale, par la mutuelle santé complémentaire...

Les problèmes d'incontinence urinaire, anale ou fécale du proche, dès lors qu'ils impactent le quotidien du proche, nécessitent pour l'Aidant de trouver des solutions telles que :

  • Les protections urinaires et les étuis péniens qui peuvent être d'un grand secours au quotidien
  • Des accessoires (urinal, bassin de lit, fauteuil garde-robe, rehausseur, ...)
  • De la lingerie protectrice (sous-vêtement, vêtement adapté, ...)
  • Du linge de maison (alèse, protection de la literie, coussin, ...)

En utilisant ces solutions, l'autonomie pourra être prolongée.

 

L'habillage : s'habiller et se déshabiller

L'habillement joue un rôle majeur au bon maintien psychologique du proche. Etre bien mis, bien habillé, apporte assurance et confiance en soi.

Respecter les habitudes vestimentaires de la personne en perte d'autonomie est un témoignage de respect, une marque de bienveillance, contribue à la bientraitance et au maintien de l'identité de la personne tout au long de sa vie.
Pratiqué au minimum 2 fois par jour, s'habiller et se déshabiller, ranger ses vêtements peut vite devenir compliqué, si le proche ne dispose pas de toutes ses capacités (douleurs musculaires, arthrose, hémiplégie, ...)

Une aide à l'habillage permettra au proche de rester autonome, mais aussi à l'aidant d'accomplir certains gestes avec plus de facilité. Certaines pathologies comme les troubles de l'incontinence peuvent nécessiter des changements de vêtements encore plus fréquents.

Devant les difficultés croissantes liées à la perte d'autonomie, et à l'inadaptation des vêtements classiques, il devient alors difficile pour l'Aidant de respecter ces principes.

Toutefois il existe des solutions qui peuvent soutenir l'aidant pour maintenir chez le proche une image de soi valorisée.

  • Accessoires d'aide à l'habillage (enfilage de chaussette ou de bas, fermeture de boutons, chausse pieds, ...)
  • Vêtements ergonomiques pratiques et élégants, ...

 

Dormir et se reposer

Le besoin de dormir et de se reposer est une nécessité pour tout être humain afin de permettre à l'organisme de fonctionner de façon optimale.
Le sommeil revêt une importance particulière, il assure la détente physique et psychique du proche.

L'inconfort du proche lors du sommeil risque d'avoir des conséquences néfastes. Un lit mal fait, des draps mal ou trop tirés, des oreillers mal placés peuvent entraîner des mauvaises positions, des crampes, des irritations locales, ...
Mais d'autres facteurs d'ordre psychologique, sociologique, culturel et/ou spirituel peuvent eux aussi perturber le sommeil.

La chambre est un lieu de repos dont la fonctionnalité doit être maximisée pour correspondre aux habitudes du proche.

Diverses aides et solutions existent visant à améliorer le confort et la sécurité de proche, à mobilité réduite ou qui restent en position allongée de manière prolongée.

Optimiser les moments de repos et le sommeil grâce à des équipements modulables et des accessoires adaptés au gré des usages, pour :

  • Assurer le confort physique (matelas et coussin anti-escarres, oreiller ergonomique, barre d'appui, barre de maintien lit adapté, fauteuil de repos, lingerie adaptée, ... )
  • Diminuer le stress psychologique (activités apaisantes avant le coucher, relaxation, aromathérapie, ...)
  • Assurer un environnement adéquat (équipement mobilier, chauffage, lumière, accessoires, ...)

La mobilité : se coucher, se lever et se déplacer

La mobilité est la capacité à entrer en mouvement, à faire certains gestes ayant pour but l'utilisation d'objets, le changement de position, de place, de lieu.
Le proche âgé ou handicapé est très souvent victime d'une déficience de cette capacité; par manque de force, d'équilibre, de coordination, il éprouve des difficultés à d'effectuer des gestes (atteindre, prendre, manipuler), à conserver une position, à en changer, à se déplacer.

La position allongée et l'immobilisation prolongée entraînent des perturbations physiologiques qui risquent d'aggraver l'état du proche et devenir source de complications en quelques heures pour l'Aidant (escarre, phlébite, perte des réflexes d'équilibre, raideur musculaire, troubles de la continence, troubles digestifs, ...)

Le lever ou le coucher, le déplacement vers la salle de bains ou les toilettes, le passage du lit au fauteuil, l'installation pour la prise du repas... peuvent devenir difficiles et éprouvants pour le couple Aidant-aidé dès lors que la perte d'autonomie est importante. Ces moments peuvent même devenir contraignants, car ils génèrent de la pénibilité autant pour l'aidant que pour l'aidé.

Des solutions innovantes pour aider à conserver ou retrouver la mobilité mais aussi se déplacer en toute sécurité permettent de lever une grande partie des difficultés, de faciliter l'acceptation par le proche dépendant et de soulager physiquement l'Aidant...

Des solutions à considérer comme des outils pour l'autonomie pour retrouver une indépendance :

  • Aide à la marche et aux déplacements (déambulateurs, cannes, fauteuil, monte-escaliers, rampe, aide au transfert, barre d'appui, guidon de transferts, verticalisateur, ...)
  • Les appareillages (chaussures, prothèses, orthèses, releveurs, coussin anti-escarres, matelas anti-escarres, ...)
  • Accessoires de voiture (coussin, poignée, ...)
  • Déplacements à l’extérieur (déambulateur à roues, tricycle orthopédique, scooter électrique, fauteuil roulant électrique, ...)

 


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