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La Le concept de bientraitance
Les notions qui entourent et préparent le concept de bientraitance
La notion de bienfaisance, citée dans le rapport Belmont de 1979, figure dans une réflexion concernant la protection des sujets humains dans le cadre de la recherche.
La notion de bienveillance, plus récente dans sa déclinaison professionnelle, se situe au niveau de l’intention des professionnels. Elle consiste à aborder l’autre, le plus fragile, avec une attitude positive et avec le souci de faire le bien pour lui.
Une notion tirée de la psychanalyse peut également figurer parmi celles qui construisent le concept de bientraitance. Il s’agit de la notion de mère « suffisamment bonne » développée par le pédopsychiatre Donald Winnicott (4). Cette notion recouvre en effet une capacité d’adaptation
de la mère et un prendre soin qui n’est pas défini de manière générale mais relève d’un ajustement à un enfant particulier, à un moment donné du temps.
La notion de sollicitude, développée principalement par le philosophe Paul Ricoeur (6), consiste à adopter envers l’autre, au sein d’une relation dissymétrique, une attitude permettant de rétablir un équilibre plutôt que d’accentuer le déséquilibre.
La notion de care, quant à elle, a été développée au sein d’écrits anglo-saxons d’abord, puis francophones, afin de différencier l’attitude du « prendre soin » de celle d’un « guérir » plus technicien. Cette notion se réfère à un accompagnement de proximité où une place importante est donnée à l’expérience des professionnels qui travaillent au plus près des personnes dépendantes
Enfin le concept de bien-traitance voit le jour dans les années quatre-vingt-dix au sein du comité de pilotage ministériel de « L’opération pouponnières », opération qui visait à l’humanisation de l’accueil de très jeunes enfants.
Éléments de définition de la bientraitance
La proximité des deux concepts de bientraitance et de maltraitance signale une profonde résonance entre les deux. Utiliser le terme de bientraitance oblige en effet les professionnels à garder la mémoire, la trace de la maltraitance.
Ainsi, la bientraitance, démarche volontariste, situe les intentions et les actes des professionnels dans un horizon d’amélioration continue des pratiques tout en conservant une empreinte de vigilance incontournable. La bientraitance est donc à la fois démarche positive et mémoire du risque.
La bientraitance est une culture inspirant les actions individuelles et les relations collectives au sein d’un établissement ou d’un service. Elle vise à promouvoir le bien-être de l’usager en gardant présent à l’esprit le risque de maltraitance.
Ainsi, la bientraitance ne se réduit ni à l’absence de maltraitance, ni à la prévention de la maltraitance. Elle n’est ni le contraire logique, ni le contraire pragmatique de la maltraitance.
La bientraitance s’inscrit dans les conceptions d’une société spécifique, à un moment donné du temps. Il appartient à chaque équipe de professionnels, en lien avec les usagers, d’en déterminer les contours et les modalités de mise en oeuvre dans le cadre du projet de service et d’établissement, faute de quoi la démarche perdrait de sa dynamique et de son sens. Néanmoins, si la bientraitance est par définition une notion contextuelle et non figée, elle comporte un certain nombre de dimensions incontournables et ne peut donc relever d’un choix arbitraire.
Mouvement d’individualisation et de personnalisation permanente de la prestation, la bientraitance ne peut, en tant que telle, recevoir de définition définitive.
La bientraitance naît donc d’un équilibre entre un fond commun d’exigences permanentes – celle de répondre aux besoins fondamentaux de l’usager (15) de la manière la plus individualisée et personnalisée possible – et une interprétation puis une mise en oeuvre par définition ponctuelles et dynamiques données par les professionnels au sein d’une structure déterminée.
La bientraitance se définit par conséquent au terme d’échanges continus entre tous les acteurs : institutions, professionnels, usagers, familles et proches des usagers, bénévoles et parties prenantes ponctuelles de l’accompagnement. Ce n’est qu’au croisement et dans le respect de toutes ces analyses qu’une bientraitance réellement légitime peut se construire au sein des structures.
Parce que la bientraitance est l’interprétation concrète et momentanée d’une série d’exigences, elle se définit dans le croisement et la rencontre des perspectives de toutes les parties en présence.
Une culture du respect de la personne et de son histoire, de sa dignité, et de sa singularité
Une manière d’être des professionnels au-delà d’une série d’actes
Une valorisation de l’expression des usagers
Un aller-retour permanent entre penser et agir
Une démarche continue d’adaptation à une situation donnée
( source :La bientraitance:Définition et repères pour la mise en oeuvre ANESM)
Mission du responsable de service et rôle de l’encadrement dans la prévention et le traitement de la maltraitance à domicile:
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