
Le soutien et l’aide au répit des aidants par la formation.
Les aidants familiaux enfin formés!
- Maltraitance des personnes âgées
Nora Berra a annoncé vouloir améliorer "le suivi des signalements" reçus au numéro d'appel 3977 la maltraitance est principalement présente au domicile. Nora Berra souhaite donc l’installation de courtes formations pour les aidants familiaux, à l’instar de celles qu’elle a lancé concernant la maladie d’Alzheimer, le 24 novembre dernier, pour les aidants. Ce dispositif sera élaboré dans le courant de l’année 2010.
"Mesure 9 : La maltraitance envers nos aînés, lorsqu’elle est volontaire et délibérée, est monstrueuse. Dans certains cas, cependant, elle peut être le reflet d’une certaine fragilité psychologique des accompagnants professionnels ou familiaux, face à des situations pénibles ou vécues douloureusement.
S’agissant des accompagnants professionnels, je souhaiterais qu’à terme, un processus d’aptitude psychologique soit progressivement mis en place avant chaque recrutement, et qu’un module spécifique sur la maltraitance soit dispensé au sein de chaque formation.
S’agissant des accompagnants familiaux, je souhaite également, à l’instar de ce que nous venons de porter sur les fonds baptismaux avec la Fondation France-Alzheimer , que de courtes formations pour « aider les aidants » , les préparer, les éclairer et les soutenir, puissent être dispensées à moyen terme , selon une formule de proximité géographique à construire. Cette approche sera élaborée dans le courant de l’année 2010. Elle viendra compléter efficacement notre « Plan bientraitance »." Pour lire le discours complet de Nora Berra
Le soutien et l’aide au répit des aidants par la formation
Le manque de formation des aidants accroît leurs difficultés à déterminer la prise en charge la plus adaptée pour leur proche. Elle aggrave aussi le risque de maltraitance.
• En complément des solutions classiques de répit (accueil de jour ou temporaire), il faut associer les solutions permettant une information – formation des aidants. • Il s’agit d’aider au mieux celles et ceux qui ont la charge d’un parent dépendant en les aidant à accomplir le plus efficacement possible cette tâche. • Aider à rechercher une information sur la pathologie de leur parent et adapter la prise en charge. • Amener à prendre du recul au regard de leur situation et les accompagner. • Améliorer la relation aidant / aidé et prévenir les dégradations des relations familiales lors de l’apparition de la dépendance, de l’agressivité, des troubles du comportement de l’être proche et prévenir les situations de maltraitances. • Prévenir l’épuisement de l’aidant, de la famille et échapper aux situations de crise. • Aider les aidants à admettre la maladie de leur proche. • Acquérir les compétences face aux gestes techniques. • Adapter l’environnement et le lieu de vie et préserver l’autonomie, sont autant d’axes thématiques faisant partie du programme de formation.
Discours de Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée des aînés Assises nationale de la Proximologie Mercredi 7 avril 2010 La formation des aidants « . C’est une préoccupation que je partage ,beaucoup reste à faire en la matière afin de ne pas les laisser démunis face à la maladie. Dans le domaine de la maladie, l’expérience a été lancée par une convention signée avec France Alzheimer en vue de proposer deux jours de formation par an à chaque aidant familial. Elle apporte des savoirs, savoir-être et savoir-faire qui les soutiennent dans leur accompagnement et évitent ainsi le phénomène d’épuisement. C’est une expérience qui mérite d’être généralisée.
Extrait de la synthèse des recommandations issues des rencontres régionales de proximologie Avril 2010
Les axes de réflexion pour les aidants familiaux
-Améliorer l'accès et la personnalisation de l'information pour les proches
L'information, à condition qu'elle soit délivrée dans le respect des textes en vigueur mais aussi rigoureuse sur le plan scientifique, actualisée, pratique et interactive apparait comme un élément-clé pour conforter le rôle et la place des proches des personnes malades. Elle contribue à rassurer et à donner confiance au proche, à améliorer l'impact et la portée des gestes et attitudes qui caractérisent le quotidien des malades et de leur entourage.
Elle a également vocation à entourer et accompagner le proche, à le sortir de l'isolement et à lui apporter un panorama de solutions concrètes pour faire face aux difficultés rencontrées. Connaissance de la maladie, pratique de certains gestes (hygiène, déplacements, adaptation du domicile), amélioration de la communication au quotidien (par exemple pour les malades d'Alzheimer), mais aussi et bien sûr informations sur les aides matérielles, financières et humaines doivent constituer le corpus de référence pour le proche. L'information doit être aisément accessible grâce aux technologies modernes, et accompagnée par des personnes-relais. Elle doit notamment apporter des réponses concrètes aux interrogations, angoisses formulées par les proches, parfois dans l'urgence. Ainsi, organiser et mettre à disposition une information fiable et utile, revient à faciliter la vie quotidienne de l'aidant, le conforter dans sa place et son rôle vis-à-vis du malade, à renforcer sa confiance et sa capacité à agir de façon autonome.
-Développer des espaces de formation de qualité, accessibles aux proches, au regard de leurs besoins et contraintes
L'idée de former les proches est généralement perçue comme une démarche ambivalente : elle peut contribuer à le valoriser en reconnaissant son rôle, sa valeur, ses compétences, le soutenir en le réassurant face à des gestes parfois difficiles à accomplir ou encore renforcer l'efficacité de l'accompagnement thérapeutique. Elle peut aussi constituer une tentative d'instrumentalisation qui, en faisant de lui un soignant supplétif sans qu'il l'ait choisi, peut alourdir son fardeau et le conduire à se désengager en le laissant seul face à des responsabilités trop lourdes pour lui.
Dans ce contexte, sans présumer de la volonté ou des capacités de chacun, les dispositifs de formation doivent rester souples, aménageables, et ne doivent en aucun être « opposables » aux proches, car ils n'ont pas et ne doivent pas avoir de co-responsabilité dans la prise en charge médicale du malade.
Mettre en place une politique de soutien aux aidants en vue de prévenir leur épuisement
Pas toujours préparé à ce que la maladie va impliquer, sollicité 24h/24 par son proche malade, souvent seul voire totalement isolé, le proche est bien souvent en souffrance. Si toutes les situations d'accompagnement ne sont pas aussi difficiles, une réflexion sur la place des proches de personnes malades dans le système de soin ne peut se faire sans la mise en place d'une politique de soutien aux aidants et à l'entourage. Dans ce cadre, la problématique du répit et de la prévention de l'usure et du découragement des aidants est unanimement soulignée. Elle devrait se placer au centre des démarches.
Un entretien pour la revue « réciproques » Rencontre avec Valérie Létard,secrétaire d’État à la solidarité (Mars 2009)
« Il est fondamental d’accompagner et de former les aidants familiaux de personnes âgées et handicapées parce que, comme le montre l’activité du 39 77, le numéro d’appel dédié à la lutte contre la maltraitance, la maltraitance passive résulte de la méconnaissance des soins à administrer ou des gestes à adopter face à une personne dépendante. Les aidants familiaux sont en effet trop souvent démunis lorsqu’ils ont à prendre en charge un proche qui perd son autonomie. Il s’agit d’une situation contrainte, parfois inattendue et brutale. Ils ne savent pas où trouver des informations utiles et pertinentes lorsqu’on aide une personne dépendante, quels sont les gestes à effectuer pour aider la personne âgée dépendante, depuis les gestes de premiers secours jusqu’aux gestes plus spécifiques pour les personnes très lourdement dépendantes…
Le gouvernement a enfin ouvert la possibilité d’une validation des acquis de l’expérience (VAE) pour les aidants familiaux qui souhaiteraient s’en-n-gager dans une carrière médico-sociale. S’occuper d’un proche dépendant (conjoint, membre de la famille) durant plusieurs années permet l’acquisition de gestes de soins adaptés à la personne aidée et nécessaires à la gestion du quotidien : déplacements, gestes de toilette, patience dans la relation avec la personne aidée… Les aidants familiaux capitalisent ainsi, au fil des années, une expérience technique et relationnelle importante. Nous accompagnerons les aidants qui ont suivi un malade pendant 5 ans dans leur parcours de validation des acquis de l’expérience sur certains diplômes.
Pourquoi des mesures spécifiques à destination des aidants sont-elles prévues dans le plan Alzheimer ?
La maladie d’Alzheimer est la première cause de dépendance chez les personnes âgées. La dépendance touche aujourd’hui 1,1 million de personnes et bien plus encore demain. Le gouvernement ne pouvait pas laisser les familles sans solutions ni accompagnement. Le lancement du plan Alzheimer 2008-2012 est ainsi une première réponse au défi de la dépendance. Dans ce cadre, nous améliorerons le soutien aux aidants, en renforçant les solutions de répit, en les faisant mieux correspondre aux besoins exprimés, mais aussi en veillant à la qualité de l’approche thérapeutique des accueils de jour. Par ailleurs, les droits à la formation des aidants que j’ai évoqués précédemment sont consolidés, de même que leur possibilité de retour à l’activité. La qualité de l’accompagnement à domicile est renforcée par l’intervention de nouveaux professionnels, comme les psychomotriciens et les ergothérapeutes, directement auprès du patient. Enfin, avec Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot-Narquin, nous avons annoncé le 21 novembre dernier la sélection des premiers projets entrant dans l’expérimentation MAIA (Maison pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer). Les MAIA ont pour objectif d’assurer une prise en charge sanitaire et médico-sociale et un accompagnement coordonné et personnalisé pour la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer et sa famille. Cette mesure correspond à la volonté du gouvernement d’organiser le système de prise en charge autour de la personne malade ou dépendante et de son entourage. Ainsi, les aidants familiaux auront un interlocuteur pour les guider dans l’accompagnement de leur proche atteint de la maladie d’Alzheimer. L’expérimentation, d’une durée de deux ans, pour un budget annuel de 4,6 millions d’euros, sera suivie et évaluée par une équipe projet basée à la CNSA. Une généralisation de ce dispositif est prévue à l’horizon 2012. (source proximologie)
Réciproques n°1 – Mars 2009 Il est fondamental d’accompagner et de former les aidants familiaux .
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