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Des émotions nouvelles propres à l’aidant
Comprendre ses émotions
Le poids de la culpabilité
Prendre du recul
Des émotions nouvelles propres à l’aidant
Il est tout à fait normal de ressentir des émotions qui s’enchaînent et qui parfois sont contradictoires.
La prise en charge quotidienne d’un proche tant sur le plan physique que psychologique est lourde et difficile.
Cette difficulté est souvent proportionnelle au degré de parenté en effet, s’occuper d’un conjoint ou de sa propre mère entraîne des sentiments différents que si l’on s’occupe d’une personne éloignée.
Devant la détérioration physique ou psychologique d’un proche, s’entrechoquent quotidiennement des sentiments d’angoisse, d’anxiété, de colère, de culpabilité qui peuvent être bien différents selon le niveau d’information et de formation dont jouissent certains aidants.
► Ne plus comprendre son proche
► Constater qu’il ne vous reconnaît plus
► S’occuper de l’hygiène de sa mère lorsqu’on est son fils
► Craindre l’évolution de la maladie
► Etre désarmé devant la difficulté du quotidien
► Culpabiliser parce que l’on aimerait faire plus
► Penser que l’on est le seul recours pour son proche et qu’il ne faut surtout pas craquer
Autant de questions et de sujets qui s’ils restent sans réponses ou sans débats génèrent une culpabilité et un stress permanent préjudiciable à votre santé.
Comprendre ses émotions
Selon que vous soyez un ami, la fille, le fils, un voisin ou le conjoint, vos sentiments, vos émotions, votre perception de la situation sera différente.
Au sein d’une même famille, autant de membres que de sentiments différents.
Il faut échanger et partager vos émotions lorsque aidant vous êtes entourés.
Il faut si vous êtes seul, trouver une personne à qui parler (votre médecin, votre infirmière…)
C’est en exprimant vos émotions que vous pourrez continuer à aider efficacement un proche
Vous pourrez aussi vous exprimer dans le site la maison des aidants au travers du Forum, du Tchat, ou lors d’un entretien individuel avec un de nos experts.
Le poids de la culpabilité
Tous les aidants à un moment ou un autre ressentent de la culpabilité envers le proche dont ils s’occupent.
Soit parce qu’ils pensent ne pas être à la hauteur, ne pas avoir correctement assuré une tâche, ne pas savoir faire, ou encore ne pas pouvoir faire plus.
Vous n’avez rien à vous reprocher et surtout, vous n’avez pas à culpabiliser :
► D’être en bonne santé alors que votre proche est malade
► D’être gêné face aux changements liés à la maladie de vote proche
► De ne plus le comprendre
► De penser à déléguer une partie des soins
► D’espérer parfois que “çà s’arrête” enfin
► De ne plus vouloir continuer
Ces pensées et ces sentiments sont absolument normaux et vous devez vous en convaincre
Prendre du recul
Il faut prendre du recul si vous sentez que vous perdez votre patience et manifestez de l’agacement.
Vous devez et c’est normal prendre soin de vous et prendre du temps pour vous relaxer.
Ce besoin est normal et ne met pas en cause votre engagement.
Surtout ne culpabilisez pas, il est normal afin de pouvoir continuer votre mission de prendre du répit régulièrement, et de quitter votre proche quelques heures, quelques jours en vous faisant remplacer.
Vous êtes aidant, vous avez décidé d’aider un proche, vous êtes amené à prendre les décisions pour lui, vous qui êtes la fille, ou la femme, peut-être que les rôles se sont inversés…
N’hésitez pas à dire non, gardez votre personnalité.
Si vous vous occupez de votre père ou de votre mère, vous avez maintenant le rôle de « parent ».
Voilà une situation nouvelle devant laquelle nous ne sommes pas préparés. “L’enfant aidant” s’occupe de la mère ou du père aidé.
Ni les enfants et encore moins les parents ne sont préparés à cette inversion des rôles, il est important d’aborder ce sujet d’en parler, de l’exprimer tout en respectant le positionnement naturel des uns et des autres.
Vos parents resteront vos parents, mais il faut les aider et les épauler.
Au fur et à mesure que la perte d’autonomie de votre proche augmente le rôle qu'il occupait se modifie, aussi votre rôle est toujours celui qui consiste à aider et à aimer votre parent tout en conservant certaines limites qui lorsqu’elles sont dépassées risquent de compromettre la qualité des relations.
Pensez que les soins d’hygiène peuvent être assurés par un professionnel.
Pensez à partager vos difficultés avec les autres membres de la famille ou votre entourage.
Ne gardez pas toute la charge émotionnelle pour vous.