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les brèves
Comprendre et accompagner l'Aidant familial...
L’évolution démographique, le vieillissement de la population, l’augmentation du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques, les contraintes économiques, le manque de places en institution, le choix de rester vivre chez soi, sont autant de points qui donnent une place prépondérante aux aidants familiaux. Ils sont devenus une interface incontournable entre la personne dépendante et les aidants professionnels.
4 millions d’aidants familiaux, ils sont devenus la plus grande entreprise de santé de France. 1,2 millions de personnes dépendantes en 2020. Prendre en charge le couple Aidant/Aidé nécessite l’apprentissage de compétence spécifiques.
Un nouveau challenge pour les aidants professionnels.
- Connaître les aidants familiaux.
L’aidant familial devient un partenaire du « prendre soin », il devient acteur dans l’équipe soignante.
L’aidant familial devient une interface sociale incontournable sans qui le lien entre les professionnels et l’aidé est impossible.
Les professionnels doivent apprendre à le connaitre à repérer ses failles, à communiquer et savoir l’accompagner dans un objectif commun : la qualité de prise en charge de la personne dépendante.
Repérer les risques de fragilité et de souffrance de l’aidant fait partie du rôle des aidants professionnels.
En savoir plus
Déficience et vieillissement..
Ce site présente un enseignement et des moyens concrets pour relever le défi de vieillir harmonieusement et dans la dignité.
Les gens qui vieillissent, particulièrement ceux qui ont des déficiences, leurs familles et ceux qui en prennent soin, se sentent souvent dépassés par les épreuves associées à cette étape de la vie.
Les façons de voir et de faire relatives au vieillissement, aux deuils et à la mort que vous trouverez ici, proviennent de deux sources :
- Le savoir de L’Arche Canada, fruit de 45 ans d’expérience dans l’accompagnement et la vie communautaire empreinte de relations mutuelles profondes. L’Arche propose un modèle original fondé sur l’enseignement qui nous est révélé par les personnes ayant une déficience intellectuelle sur la manière de venir en aide aux personnes qui vieillissent et deviennent vulnérables.
- Les connaissances de plusieurs autres, individus, organismes et agences gouvernementales.
Que vous soyez travailleur du domaine de la santé, intervenant communautaire, ami ou membre de la famille d’une personne ayant une déficience qui vieillit, devient plus fragile et dépendante, nous espérons que la visite de ce site saura vous inspirer et vous apportera un soutien concret.
Violence et santé en France
L’enquête Événements de vie et santé (EVS), réalisée par la DREES auprès de 10 000 personnes âgées de 18 à 75 ans résidant à leur domicile, apporte un nouvel éclairage sur la question des violences en France.
L'étude interroge à la fois les hommes et les femmes, sur tous les types de violence qu’ils ont pu subir (physiques, sexuelles, psychologiques, atteintes aux biens, etc.) et en observant le contexte et les conséquences sanitaires et sociales des violences…
Ce travail met notamment en évidence les liens directs entre le fait d’être victime d’actes violents, de présenter un état de santé dégradé et d’avoir traversé des événements de vie difficiles. Par ailleurs, même si la parole des victimes de violences semble se libérer, l’enquête montre que certaines violences, notamment sexuelles, restent une question taboue. Deux des articles présentent des résultats nouveaux : l’un sur les violences survenues durant l’enfance, l’autre sur le coût économique des violences conjugales.
Télécharger l'ouvrage et découvrir le sommaire
DÉPENDANCE: Le gouvernement enterre le 5è risque
Pas de mesures supplémentaires et pas de budget, a annoncé Roselyne Bachelot, sur la Réforme de la dépendance. Rien ne sera donc fait avant les élections, contrairement aux engagements du Chef de l’Etat, dès 2007, qui présentait dès 2007, la réforme sur le 5è risque comme une priorité de son quinquennat. Aujourd’hui, avec un Français sur 2 incapable de prendre en charge l’un de ses proches vieillissant, un nombre de places d’hébergement trop restreint, un problème de qualification des personnels et des aidants familiaux, le débat sur la dépendance avait pourtant toute son urgence.
L’INSEE estime aujourd’hui que la France comptera environ 1,4 millions de personnes âgées en perte d’autonomie en 2040. La population âgée en France représente aujourd’hui 14,1 millions de personnes de plus de 60 ans et 1,5 million de plus de 85 ans qui seront 2 millions en 2015. En 2011, on dénombre déjà plus d’1,2 million de bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour un budget global annuel de plus de 5 milliards d’euros. Et 61 % des bénéficiaires vivent à domicile.
Pourtant, les Français se déclarent déjà démunis face à la perte d’autonomie physique ou psychique (Sondage TNS Sofres FEHAP juil . 2011) et souvent dans l’incapacité de faire face au coût d’hébergement de leurs proches en Maisons de retraite.
La réforme enterrée, au moins jusqu’aux élections : Les groupes de travail sur la dépendance avaient pourtant commencé à travailler, des débats régionaux avaient été organisés, pour réfléchir aux différentes questions posées par le vieillissement de la population et sa prise en charge, à la place de la dépendance dans la société, son financement, ses modes d’accueil et sa couverture. Déjà, en juillet dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé qu'il se prononcerait sur la réforme de la Dépendance qu’à la rentrée de septembre. Voilà la réforme enterrée, au moins jusqu’aux élections.
Pourtant, proposer de nouvelles solutions d’hébergement reste une immense priorité pour la majorité des familles : Avec une capacité d’accueil dans la moyenne européenne, soit plus de 10.000 établissements et services représentant plus de 675.000 places, dont les deux tiers en EHPAD, la France est en manque de places d’hébergement au regard du nombre de personnes âgées dépendantes. Ainsi, le groupe de travail du Ministère, consacré à l’accueil et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie avait dépeint un dispositif français trop complexe, avec des couts administratifs élevés. L’objectif de la réforme était donc de pouvoir construire un dispositif axé sur «le parcours de vie » de la personne âgée, avec le respect du libre choix de la personne sur le maintien à domicile ou non et proposant une couverture correcte des coûts médicaux.
Le budget annoncé à l’époque, soit 1,2 milliard d'euros n’était déjà pas jugé suffisant par les différentes organisations, dont la FEHAP. Sans la réforme et sans revalorisation de l’APA, le reste à charge pour les personnes et leur famille, pourrait dépasser 1.000 euros au moins par personne âgée et par mois.
Source:santelog.com
AVC: Un patient sur deux restera handicapé au quot
Plus de 500.000 personnes touchées chaque année. Difficultés à marcher ou à accomplir des actes du quotidien, la majorité des patients ayant subi un AVC souffrent toujours de séquelles. Ainsi 9 patients sur 10 en institution, victimes d’AVC sont handicapés dans leur quotidien. Ces résultats publiés dans le Bulletin hebdomadaire de l’Institut de Veille sanitaire (BEH), montrent une prévalence plus élevée que prévue de l’AVC et la nécessité d’améliorer leur prévention et leur prise en charge pour réduire ces séquelles qui pèsent lourd pour les patients et sur la participation sociale.
On sait que l’AVC est un événement grave, souvent responsable de séquelles qui affectent la qualité de vie des patients. Responsable de plus de 100.000 hospitalisations en France, chaque année, son incidence estimée serait de 144/ 100.000 chez les hommes et 92,3/100.000 chez les femmes. C’est la troisième cause de mortalité pour les hommes et la première pour les femmes. Les objectifs de cette étude étaient donc d’estimer la prévalence des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de leurs séquelles dans la population française, dont les difficultés engendrées pour les activités de la vie quotidienne (ADL). Les données ont été recueillies via le système Handicap‑santé par entretien en face‑à‑face sur un volet « ménages » et un volet « institution » (HSI, en 2009). L’étude a porté au total sur 29.931 personnes à domicile et 9.104 personnes en institutions.
Un patient sur deux reste handicapé dans son quotidien : La prévalence des antécédents d’AVC s’élève à 1,2% et celle des séquelles à 0,8%. 41% des survivants n’ont plus de symptômes, un mois après l’AVC, mais 25% présentent un handicap léger ou modéré et 34% ne peuvent marcher sans assistance. L’étude a permis de préciser ces données, confirmant que les séquelles les plus fréquentes étaient des troubles de l’équilibre et de la mémoire (42%). Ainsi, 51% des patients avec séquelles déclarent une grande difficulté à se déplacer, 45,3% des difficultés pour des activités au quotidien et ce chiffre atteint 90% pour les patients en institution. Enfin, les séquelles neurologiques des AVC sont fréquentes et graves avec un retentissement important sur le quotidien. Un mois après l’AVC, le handicap persiste pour 59% des survivants.
Parmi les patients avec séquelles, les handicaps sont nombreux :
· Un peu plus du tiers des patients souffrent d’une atteinte motrice d’un ou plusieurs membres,
· 1 patient sur 3 de troubles du langage
· 1 patient sur 3 de troubles de l’articulation.
· Près d’un quart de troubles visuels
· 1 sur 5 des troubles sensitifs
· 16,5% d’incontinence urinaire
· 13,3% de troubles de la déglutition
Un taux élevé de séquelles en institutions: Parmi les personnes avec séquelles d’AVC résidant en institution, 86,8% ont déclaré avoir des difficultés pour au moins une ADL et 74,2% pour au moins 3.
L’amélioration de la prévention, de l’information et de la prise en charge doit permettre de réduire la fréquence et la gravité des AVC et leurs séquelles, concluent les auteurs.
Source:santelog.com
Alzheimer et chutes = détection précose
Détection précoce de la maladie d'Alzheimer grâce aux chutes
Les personnes âgées n'ayant aucun signe de déclin cognitif mais qui ont des chutes sans raison apparente pourraient être dans une phase précoce de la maladie d'Alzheimer et donc nécessiter des examens de diagnostic de cette maladie, suggère une étude américaine dont les résultats ont été présentés le 17 juillet 2011 au congrès ICAD (International Conference on Alzheimer's Disease) à Paris.
Les problèmes d'équilibre et de démarche sont fréquents dans la maladie d'Alzheimer. Susan Stark de l'université Washington à St Louis et ses collègues ont fait l'hypothèse que ces problèmes moteurs pourraient apparaître avant les déficits cognitifs.Ils ont vérifié cette hypothèse chez 125 personnes âgées (75 ans en moyenne), non institutionnalisées, cognitivement normales, qui ont été suivies durant huit mois.
Parallèlement au comptage des chutes chez ces personnes, elles ont toutes eu des examens de dépistage de la maladie, par tomographie par émission de positons en recherchant le PIB (Pittsburgh Compound) et par recherche dans le liquide céphalorachidien des marqueurs Abêta42 et tau et des rapports entre ces deux marqueurs.
Selon le résumé de l'étude, sur les cinq premiers mois, 33 personnes ont eu une chute. Hormis la mesure d'Abêta42 seule, tous les autres marqueurs étaient associés aux chutes. Notamment, un résultat positif pour la recherche du PIB par TEP était associé à une multiplication par 5,4 du risque de chute. Le niveau de risque était proportionnel au niveau de PIB détecté.
"Cette étude pointe l'importance de comprendre non seulement les problèmes cognitifs associés à la maladie d'Alzheimer, mais aussi les modifications motrices qui semblent précéder les changements cognitifs", concluent les chercheurs. "Une chute chez une personne âgée qui, par ailleurs, a un faible risque de chute pourrait signaler la nécessité d'une évaluation diagnostique de la maladie d'Alzheimer", commente de son côté Maria Carillo de l'Alzheimer's Association (association organisatrice du congrès) dans un communiqué.
Source:infirmier.com
charte européenne de l'aidant familial..
Actuellement, dans la plupart des pays européens, les réponses des autorités publiques à la question de la dépendance (quelle que soit la cause: handicaps, maladies, âge, accidents, …) sont absentes ou insuffisantes. En conséquence, de nombreux proches, et en particulier les femmes, doivent pallier ce manque.
Les solidarités familiales ne peuvent en aucun cas exonérer un état ou les autorités publiques de leur devoir de répondre adéquatement à l’aide nécessaire pour la vie des personnes qui dépendent d’un tiers pour les actes de la vie quotidienne.
COFACE-Handicap estime que la reconnaissance et le soutien des proches aidants permettrait un maintien et/ou une amélioration de la qualité de vie tant des aidants que des personnes aidées.
Par cette reconnaissance, il s’agit donc avant tout de préserver la qualité de vie des familles : veiller à la santé physique et psychique des aidants, conserver des liens familiaux habituels entre parents et enfants et à l’intérieur du couple, prévenir un appauvrissement financier, permettre la conciliation vie professionnelle / vie familiale et maintenir les droits de chacun de ses membres
La charte européenne de l'aidant familial
La maladie d’Alzheimer en deux brochures :
Alzheimer : deux documents pour accompagner la maladie
Deux documents - à l'initiative de la Mutuelle Nationale des Hospitaliers et des professionnels de la santé et du social et de l’association France Alzheimer - informent l'entourage des patients atteints d'Alzheimer et les patients eux-mêmes sur les problématiques liées à la maladie.
Le premier document intitulé « La maladie d’Alzheimer, des premiers signes à la consultation diagnostique » vise, dans un premier temps, à éveiller l’attention de la personne et de son entourage aux premiers troubles comme les pertes de mémoire, mais également les pertes du langage, la désorientation dans l’espace et le temps, ou encore les difficultés à exécuter des tâches familières. C'est en effet leur conjonction qui doit inciter la personne à effectuer une démarche diagnostique. Le médecin généraliste de la personne est en mesure de faire une première évaluation, mais il est cependant conseillé, si cette première consultation suggère l'éventualité d'une maladie de type Alzheimer, de prendre rendez-vous avec un spécialiste gériatre ou neurologue. Un contact avec l'association France Alzheimer peut également être une bonne ressource en termes d'information.
Le document s'intéresse également aux idées reçues sur la maladie d’Alzheimer afin de mieux comprendre les « fausses représentations » véhiculées par la société et qui sont responsables de stigmatisations souvent déplacées. Enfin, un chapitre déroule les différentes étapes de la démarche diagnostique et ce qu’il convient de faire lorsque la maladie est avérée.
Le second document intitulé « Prévenir l’épuisement de l’aidant familial » traite de façon approfondie de la relation entre la personne malade et son « aidant ». En effet, durée de prise en charge, absence de temps de repos, intensité et longueur du travail dans la journée... autant de facteurs qui expliquent l'épuisement, voire l'usure physique et psychologique de l'aidant. Tout cela pèse sur ses capacités d'accompagnement comme sur sa qualité de vie. Des conseils, mais également des informations sur les droits des aidants ou encore sur les modalités d’accès aux établissements d’accueil sont prodigués. Il est en effet indispensable de prendre le temps de récupérer pour être plus efficace. Un zoom est fait sur la formation des aidants familiaux, mise en place dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, et sur la place et le rôle des associations de famille, de précieuse ressources qui agissent comme une interface entre les familles et les professionnels.
Si aujourd’hui on ne sait pas encore guérir la maladie d’Alzheimer, on peut en tout cas, avec des soins adaptés et beaucoup d’humanité, apporter du confort et de l’apaisement aux malades et à leurs aidants. Ces deux brochures informatives, disponibles gratuitement1, vont dans ce sens.
source:infirmier.com
Personnes âgées et chutes répétées
Entre 10 et 25 % des personnes âgées de plus de 65 ans font des chutes à répétition, avec pour conséquences un risque particulièrement élevé de complications traumatiques (physiques et psychologiques), de perte d’autonomie et d’indépendance, et une fréquence élevée d’hospitalisations prolongées.
Les stratégies diagnostiques initiales actuelles sont souvent inadaptées. De ce fait, les stratégies rééducatives sont mal ciblées et insuffisamment mises en œuvre.
Dans ce contexte, la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG) a sollicité la Haute Autorité de Santé (H.A.S) pour élaborer en partenariat des recommandations de bonnes pratiques sur l’évaluation et la prise en charge des personnes âgées faisant des chutes à répétition. L’objectif est de fournir aux professionnels de santé une approche clinique simple et pragmatique permettant de proposer à la personne âgée faisant des chutes à répétition la prise en charge la plus adaptée afin d’en limiter les conséquences et les récidives.
Ce travail s’inscrit dans la continuité des recommandations sur la prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée, élaborées en 2005 par la Société française de documentation et de recherche en médecine générale (SFDRMG) en partenariat avec la HAS.
Ces recommandations de bonnes pratiques professionnelles abordent les questions suivantes :
- Quelle est la définition des chutes répétées ?
- Quels sont les signes de gravité des chutes répétées ?
- Quel est le bilan à réaliser en cas de chutes répétées ? Que faut-il rechercher et comment ?
- Quelles sont les interventions permettant de prévenir les récidives de chutes et leurs complications
Face à une personne âgée faisant des chutes répétées, une prise en charge spécifique, reposant sur une évaluation clinique (signes de gravité et facteurs de risque), est nécessaire.
1/ Rechercher les signes de gravité à partir de 16 questions standardisées : - les conséquences de la chute (traumatismes physiques, impossibilité de se relever du sol et ses conséquences) ; - les pathologies responsables de la chute ; - le caractère répétitif de la chute.
Ces critères de gravités sont d’autant plus alarmants lorsqu’ils sont associés à : - une ostéoporose avérée ; - la prise de médicaments anticoagulants ; - un isolement social et familial.
2/ Rechercher les facteurs de risque est une étape essentielle. Par exemple :
- âge supérieur ou égal à 80 ans,
- polymédication,
- baisse de l’acuité visuelle,
- troubles de la marche ou de l’équilibre ;
- troubles cardiovasculaires ou neurologiques ;
- éclairage, encombrement et configuration du lieu de vie, etc.
Cette étape est essentielle car, chez un même patient, plusieurs facteurs de risque sont souvent associés.
3/ Proposer les interventions capables de prévenir la récidive des chutes et leurs complications Ces interventions portent sur la correction des facteurs de risque modifiables, l’aménagement de l’environnement, l’adaptation du chaussage, l’utilisation d’aides techniques, les programmes d’activité physique ou de kinésithérapie, ainsi que l’augmentation des apports de calcium et de vitamine D et le traitement anti-ostéoporotique. source:infirmier.com
Alzheimer : des nouvelles recommandations...
ALZHEIMER: Nouvelle recommandation de la Haute Autorité de Santé
La Haute Autorité de Santé (HAS) publie au 16 décembre une nouvelle version de sa recommandation, comportant le diagnostic et la prise en charge de la maladie d'Alzheimer, révisée par un nouveau groupe de travail en tenant compte des évolutions récentes autour de la prise en charge de la maladie, des nouvelles conclusions de la Commission de la Transparence de la HAS sur les traitements médicamenteux ainsi qu'une définition du parcours de soins des patients.
La Haute Autorité de Santé a actualisé sa recommandation « Diagnostic et prise en charge de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées » publiée en mars 2008 et retirée par la HAS en mai 2011.
Sur le retrait des précédentes recommandations, dans un esprit de transparence, la HAS avait décidé en mai dernier de procéder à l'analyse de toutes ses recommandations élaborées entre 2005 et 2010 pour vérifier leur conformité aux règles en matière de déclarations publiques d'intérêt. Parmi ses recommandations, la HAS avait retiré le 20 mai sa recommandation sur la maladie d'Alzheimer, laissant ainsi durant quelques mois les praticiens dans l’incertitude thérapeutique.
Sur les médicaments « anti-Alzheimer », rappelons que, fin octobre dernier, la Commission de la Transparence, en charge de l'évaluation des médicaments au sein de la Haute Autorité de Santé, avait réévalué les 4 médicaments disponibles à l'heure actuelle -Ebixa (Lundbeck), Aricept (Eisai), Exelon (Novartis Pharma et Reminyl (Janssen Cilag- , conclu à un intérêt thérapeutique faible des médicaments de la maladie d'Alzheimer et avait recommandé de limiter leur prescription à un an, renouvelable sous conditions strictes.
Un nouveau groupe de travail : Depuis septembre 2011, un nouveau groupe de travail composé de professionnels de spécialités et de pratiques différentes (médecins généralistes, neurologues, gériatres, psychiatres, infirmiers, etc.), ainsi que de l'association France Alzheimer, s'est réuni afin d'actualiser la précédente recommandation. Cette nouvelle recommandation suit les étapes du parcours de soins du patient, depuis les premiers symptômes (troubles cognitifs) jusqu'à la prise en charge pluridisciplinaire nécessaire à un stade avancé de la maladie.
Le médecin généraliste reste le pilote de l'organisation des soins centrée sur le patient. Il réalise l'évaluation initiale du patient présentant des troubles de la mémoire. Dans les cas où cette évaluation ne révèle pas d'altération des facultés de mémoire, de jugement, de compréhension, etc., il est recommandé au médecin généraliste traitant de proposer un suivi au patient, à 6 mois et à 12 mois. En revanche, si une altération est avérée, le binôme médecin généraliste traitant/ spécialiste réalise les tests et examens nécessaires. Le médecin spécialiste pose le diagnostic de la maladie d'Alzheimer et l'annonce au patient. C'est ensuite le médecin généraliste traitant qui, après avoir échangé avec le patient et son entourage sur la bonne compréhension des enjeux du diagnostic, leur propose un plan de soin et d'aides. Assisté d'un professionnel formé (infirmière coordonnatrice de réseau de santé par exemple), le médecin généraliste traitant se charge de mettre en œuvre les mesures d'accompagnement en lien étroit avec les aidants naturels.
Le traitement médicamenteux à personnaliser : Ce traitement reste, selon les dernières recommandations de la Commission de transparence, une option laissée à l'appréciation du médecin spécialiste prescripteur. Au-delà d'un an, une concertation pluri professionnelle avec le patient (si son état le permet), son aidant, le médecin généraliste traitant, le gériatre et le neurologue ou le psychiatre est préconisée pour réviser la prescription et vérifier l'intérêt pour le patient de poursuivre le traitement et ce, afin d'assurer un suivi de qualité et personnalisé.
La décision de la Commission de transparence est donc entérinée, elle peut surprendre car elle laisse ouverte l’opportunité d’un traitement court pour une maladie longue et pose à nouveau la question de faisabilité pratique du processus de renouvellement du traitement.
Cette nouvelle recommandation s'intègre aux mesures du Plan Alzheimer 2008-2012.
Source : HAS- Communiqué du 16 décembre 2011-
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