« Aller le plus vite possible »…

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3 juin 2014, juste après l’adoption du projet de loi AVS en Conseil des ministres : « La loi est sur les rails, elle sera présentée au parlement à la rentrée, suivra son cheminement parlementaire.

Nous souhaitons qu’elle entre en application le plus vite possible », a affirmé Marisol Touraine.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2014/06/03/autonomie-touraine-et-rossignol-veulent-une-loi-applicable-au-plus-vite-_702381

Puis: « Il s’agit du premier texte examiné lors de la session extraordinaire de la rentrée montrant l’engagement du Gouvernement pour cette loi de programmation et d’orientation largement concertée et attendue par les familles, les professionnels et les financeurs, et qui doit être mise en vigueur mi 2015. »

http://www.social-sante.gouv.fr/espaces,770/personnes-agees-autonomie,776/dossiers,758/adaptation-de-la-societe-au,2971/

L’année change, mais la volonté d’aller vite reste intacte : 4 juin 2015, discours de Laurence Rossignol: « [Le projet de loi] devra être adopté avant la fin de l’année 2015 pour une entrée en vigueur pleine et entière au 1er janvier 2016.»

http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/discours,2333/intervention-de-laurence-rossignol,17862.html

Jean-François Ferrant, aidant impatient

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6 commentaires

  1. princesserouge le

    Ces citations ont au moins un enseignement pour nous tous les aidants: la notion du "le plus vite possible" ne recouvre sûrement pas la même frange de temps. Vous vous rendez compte si on disait à nos proches dont on prend soin: oui, oui, j’arrive "le plus vite possible"…

    • Jean-François le

      Bien vu! C’est réel (dates des journaux) et c’est cruel (chacun peut voir ce qu’il en est en réalité). Nous ne sommes pas habitués (pas tous en tous les cas) à l’art des mots en politique, mais "l’objectif continue d’être la pleine application au 1er janvier 2016", nous diront les politiques. Et quand au 1er janvier 2016, on verra que la pleine application n’est pas possible faute d’avoir des équipes sur le terrain des départements prêtes, on dira que c’est la faute des départements? Et si les décrets ne sont pas pris au 1er janvier 2016, on dira que c’est la faute des sénateurs, etc.

      • en même temps ça ne leur coûte pas grand chose de publier les décrets d’application pour le 1er janvier, si rien n’est prêt derrière… puisque tout dépend des MDPH, les décrets d’application auront beau jeu d’être publiés, si les MDPH ne sont pas prêtes ou si les dossiers mettent 6 mois à être traités, ça ne changera pas grand chose…

  2. princesserouge le

    Voici un commentaire d’un aidant que je viens de lire et qui me parait MALHEUREUSEMENT tout à fait plausible:

    "Je crois en effet que la loi ne sera pas votée, ou ne sera pas appliquée (finalement on le voit très bien pour la loi de 2005 sur l’accessibilité et la disparition de l’âge).
    L’augmentation de l’APA est une épée à deux tranchants pour les départements car ils sont loin de donner le plafond à la majorité de leurs bénéficiaires APA. L’évaluation du droit à répit de l’aidant d’une personne bénéficiaire de l’APA va entrainer non seulement une nouvelle demande d’évaluation de la situation de la personne aidée, mais aussi de nouvelles demandes de gens ayant renoncé préalablement à bénéficier de l’APA. La prise en charge de la personne aidée quand l’aidant est hospitalisé est impossible à évaluer financièrement, ou pour des montants très faibles,a lors qu’au niveau des départements, les moyens à mettre en oeuvre pour répondre à cette possibilité sont considérables.
    Et les entreprises ne devraient pas suivre l’évolution proposée par le sénateur Desassart de modifier le congé de proche aidant.
    Les finances des départements sont insuffisantes, les équipes médico-sociales sont en nombre insuffisant, et toutes ces "nouveautés" prévues avec la loi Autonomie, et en particulier pour les aidants, prendront du temps pour rentrer en application concrète.
    Et là on retrouve un point commun au gouvernement et aux départements: moins vite la loi est appliquée à 100%, plus longtemps les fonds ou ressources restent disponibles pour d’autres usages."

    • C’est un vrai vrai problème. Objectivement, il y a convergence entre les départements et l’Etat: arriver à dire et montrer qu’on fait avancer les choses, mais reculer le plus possible la sortie réelle de sous, car ils n’existent pas à hauteur des besoins. 🙁

  3. Michèle Delaunay à un coloque organisé par gérontonews: "se battre pour que la loi prenne réellement effet le 1er janvier" et que sa montée en charge prenne moins d’un an.
    Si une "pro" de la vie politique le dit, c’est qu’il faut vraiment pas relacher la pression 🙂

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