Ce concret mot de « Pairs aidants »

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« Pairs aidants ». Ce mot n’est pas de moi, je l’ai trouvé sur un site canadien qui m’a été indiqué et il m’a tout de suite plu.

C’est une idée qui me tient à cœur et c’est bien cela qui pourrait être mis en oeuvre dans les entreprises qui veulent aider leurs collaborateurs aidants. L’idée consiste à ce que l’entreprise, la direction des ressources humaines en l’occurrence, charge des collaborateurs qui sont aidants d’accueillir, aider des collègues qui commencent à leur tour leur rôle d’aidant auprès d’un proche.

Dans l’exemple canadien, il s’agit de collègues qui vont aider d’autres collègues pouvant rencontrer des difficultés psychologiques dans le cadre du travail.

Mais on m’a fait part aussi, cette fois-ci dans une entreprise américaine, d’une démarche de même nature cette fois-ci en direction des salariés aidants d’un proche malade, ou handicapé ou dépendant. C’est une bonne direction à prendre selon moi.

Au pire, il ne se passera rien, mais les entreprises seraient bien avisées de se rendre compte de deux choses importantes liées aux aidants :

  1. les aidants se comprennent à demi-mot et cela renforce la confiance quand les aidants parlent à d’autres aidants
  2. les aidants « passés » par là sont prêts à aider d’autres aidants qui commencent leur parcours.

Bien sûr, ce sera un long chemin pour que les directions de ressources humaines, les comités d’entreprise réalisent les enjeux du phénomène « aidants », mais s’il y a une mesure qui ne coûte rien sauf la décision de déléguer à des salariés eux-mêmes le soin d’aider d’autres salariés, c’est bien celle-là.

Pour les directions de ressources humaines qui « regrettent » de ne pas pouvoir dénombrer l’importance des aidants parmi les collaborateurs, cette approche des « pairs aidants » est sans nul doute un bon moyen.

« Pairs aidants », oui je peux vous dire que c’est concret quand un aidant entend ce mot. Robert S

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3 commentaires

  1. Ne croyez pas qu’une mesure consistant à déléguer à des salariés au sein de l’entreprise le soin de parler avec d’autres aidants est une mesure qui ne "coûte" rien. C’est bien le contraire et il semble que vous méconnaissez les instances propres aux entreprises… En tant que DRH, je ne peux ni ne veux décider de confier comme ça soudainement à des salariés que je ne connais pas ce rôle dont je ne suis pas certaine en plus qu’ils l’acceptent. Laissez les partenaires sociaux gérer leurs priorités, je peux vous assurer qu’elles sont nombreuses et délicates, sans rajouter une initiative supplémentaire comme celle que vous évoquez.

  2. oui moi aussi ce mot de "pair aidant" me plait bien d’autant qu’il a plusieurs sens, aidant un proche, aidant un collégue. Maintenant, je peux vous dire qu’on est pas dans un monde des entreprises prêt à faire ce genre de choses. Bien sur, ce serait bien, mais la réalité est tellement loin, c’est tellement l’esprit du chacun pour soi favorisé par les directions du personnel, que jamais une entreprise ne mettra en place une telle chose. Et les représentants du personnel en sont encore au slogan "l’état doit tout payer" sur ce sujet de la dépendance. Alors… je suis pessimiste quand à la mise en place, mais surement vous avez raison,ce serait une belle société que cette société d’entraide entre "pairs". Merci pour ce moment de rêve quoiqu’il en advienne.

  3. C’est une "mesure" qui concerne quand même 1 salarié sur 4 ou sur 5 dans les entreprises. Je comprends bien que les DRH aient d’autres priorités, mais si les DRH ne comprennent pas l’effet positif d’actions comme celle-ci, évidemment les entreprises continueront à regretter les absences, jours de congés, présentéisme sans y remédier. Vous avez le même raisonnement que ma propre direction des ressources humaines, c’est dommage de ne pas écouter les salariés aidants de votre propre entreprise.

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