Congés de Proche Aidants bientôt rémunéré !

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Si vous prenez soin d’un proche malade, vous pourrez bientôt avoir un congé rémunéré

Le gouvernement va créer en 2020 un congé rémunéré pour les « aidants » qui soutiennent un proche âgé, malade ou handicapé. Aujourd’hui, à quoi les aidants ont-ils droit ?

Un pas de plus pour les aidants familiaux. Le gouvernement a annoncé mercredi 3 juillet 2019, par la voix d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, la mise en place d’un congé rémunéré pour les aidants qui soutiennent un proche âgé, malade ou handicapé. Il sera inscrit dans le budget de la Sécurité Sociale, et est prévu en 2020.

Dans un discours prononcé devant les professionnels de santé mercredi 3 juillet 2019, et rapporté par L’Express, la ministre a assuré :

Je peux déjà vous dire que parmi les axes majeurs de ce plan figurera la conciliation de la vie professionnelle et de la vie de proche aidant. Pour la faciliter, nous allons créer un congé de proche aidant, indemnisé, dès la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale.

L’accompagnement des aidants était un des thèmes de campagne d’Emmanuel Macron, via notamment une mesure phare : favoriser le don de RTT entre collègues. Une loi promue en février 2018.

Qu’est-ce qu’un aidant ?
Selon l’article 51 de la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, l’aidant est la « personne qui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne ». Ses tâches sont multiples et souvent très lourdes : pratiquer des soins, faire la toilette, les courses, le ménage, organiser les rendez-vous médicaux, effectuer les démarches administratives, gérer le placement dans un centre de soins, une maison de retraite…

Reconnaître le rôle de l’aidant

Dans une allocution datant du 25 avril 2019, Emmanuel Macron avait assuré vouloir une meilleure reconnaissance du rôle d’aidant. En ajoutant devoir « leur bâtir une place pendant la réforme des retraites et leur construire des droits ».

Pour Pascal Jannot, président fondateur de la Maison des Aidants, cette problématique doit être prise très au sérieux : « Il y a 11 millions d’aidants en France. D’ici 20 ans, nous pourrions franchir le cap des 20 millions d’aidants », précise-t-il à actu.fr.

Au sein d’une entreprise, entre 20 et 25% des salariés viennent en aide à un proche. La question de la prise de congés rémunérés apparaît donc comme une nécessité.

« L’aidant rend un service national »

Aujourd’hui, en France, il existe trois types de congés pour les aidants familiaux :

  • Le congé de proche aidant,
  • Le congé de présence parental,
  • Le congé de solidarité familiale.

Si le congé de présence parental et celui de solidarité familiale offrent une indemnisation aux aidants (l’allocation journalière de présence parentale pour le premier, l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie pour le second), ce n’est pas le cas pour le congé de proche aidant.

Pascal Jannot reconnaît :

Ce congé a le mérite d’exister, mais il reste méconnu et surtout, il n’est pas rémunéré.

Pour en bénéficier, l’aidant doit justifier une ancienneté minimale d’un an au sein de l’entreprise. La durée maximale de ce congé est de trois mois. Il peut être renouvelé sans pouvoir dépasser un an sur l’ensemble de la carrière du salarié.

« Ce n’est pas suffisant », insiste Pascal Jannot.

Nous réclamons une rémunération qui permettrait à l’aidant de ne pas être propulsé dans la précarité. L’aidant rend un service national en réduisant son activité professionnelle pour s’occuper d’un proche.

Rien n’a fuité quant au contenu de ce plan promis par l’exécutif, et dont les pourtours seront dévoilés à l’automne par la secrétaire d’État chargée du handicap, Sophie Cluzel.

Source : actu.fr

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