• 16 MAI 17
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    Ma goutte d’eau parmi 11 millions d’aidants

    Je suis aidante depuis l’âge de 23 ans, d’abord d’une pathologie psychique dont était atteint le père de mes enfants, puis d’une autre pathologie psychique dont fut atteint mon fils (schizophrénie) maintenant placé en FAM à Montpellier centre Henri Wallon et jusqu’à Octobre 2016 aidante auprès de ma mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, placée maintenant à la résidence kérélys à Douarnenez, très bon établissement.

    Donc j’ai rempli jusqu’au bout mes fonctions d’aidante naturelle à la limite de ses capacités physiques et psychique.
    J’ai 61 ans, n’ai pas pu cotiser assez pour une retraite donc, quand en novembre je me suis retrouvée sans revenu, la solution proposée a été de me faire faire une formation d’advd et d’advf pour une rémunération de 650 euros par mois.
    J’ai été obligé de justifier de 3 jours en milieu professionnel pour intégrer une formation, car la distinction expérience personnelle et professionnelle avait été un premier motif de refus d’intégrer la formation proche de mon domicile.

    Je connais la définition de l’aidant et j’aimerais qu’on y revienne car on nous demande en tant que non professionnel des actes quotidiens de professionnels avec la seule différence qu’il n’y a aucune reconnaissance de capacités et de salaires et de retraite.
    Après les 3 jours d’évaluation dont seulement 2 personnes sur 10 avaient été conviées, j’ai obtenu le droit de faire cette formation à 35 km de mon domicile à la place de 12 km initialement prévu sans contrepartie financière et sans tenir compte de la fatigue occasionnée en plus sur une aidante qui avait à peine mis en place le placement de sa maman qui nécessitait le travail d’une équipe.

    J’avais accepté initialement cette formation partant sur un principe de bienveillance et croyant trouver des mains tendues vers une aidante en recherche de solutions et le centre de formation me mettait les premiers obstacles, je ne parle même pas des quatre mois sans salaires.
    Cela n’est qu’une partie de mon témoignage et n’a pas pour but d’incriminer un centre mais de montrer qu’il faudrait créer des modules spéciaux pour les reconversions des aidants en fonction de leur âge, de leurs limites physiques et psychologiques (quand ils ont atteint le stade de la dépression ) et de prévoir des points retraite car si mes heures d’aidante naturelle avait été prises en compte, je pourrais enfin avoir le droit à un repos nécessaire et indispensable.

    Marie-Françoise en Bretagne

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