« Je ne veux pas rentrer dans le moule »

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Je parlais avec une amie aidante, elle a pas le moral aujourd’hui, plein de choses, trop de choses qui lui descendent le moral. Elle me disait :

« j’ai 50 ans, mon mari a fait un AVC et il ne peut plus faire ce que font les autres hommes de son âge, mais moi, j’ai des envies, j’ai envie de vivre. Je ne peux plus me changer les idées, appeler une amie, lui dire si elle a pas envie de m’offrir un petit café ? Sortir même une heure est toute une organisation quasi militaire, il n’y a plus de spontanéité possible, je n’ai pas envie de rentrer dans le moule. Et je pensais: je vois plein de « communiqués » d’associations qui disent qu’ils ont des bénévoles, mais quand on a besoin d’une heure de présence d’un bénévole, c’est loin d’être simple, et la personne ne vient pas au quart de tour. »

Je ne sais pas s’il y a une réponse ou solution qui puisse être bonne aux yeux de mon amie, mais je suis d’accord avec mon amie, elle a raison de vouloir chercher à conserver sa manière de vivre : il n’y a pas à rentrer dans le moule, même si on est l’aidante de son proche. Bises à mon amie. Emilie

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2 commentaires

  1. Admin- Aidants en Mouvement le

    Il est incontestable que le quotidien du proche aidant change dans la situation de votre amie. Ne pas vouloir rentrer dans un moule, cela pourrait reposer sur une réorganisation du quotidien et une sollicitation de l’entourage qui doit lui aussi prendre conscience et s’adapter aux changements engendrés pour le proche. Pas de bonnes ou de mauvaises solutions mais des solutions à trouver pour se rapprocher le plus possible des envies de votre amie et conserver au mieux sa manière de vivre.

  2. Le moule, personne ne nous l’impose. Mais il y a une réalité à affronter qui fait que peu à peu on "glisse" dans le moule. Si on est au début de sa vie d’aidant, comme ça semble être le cas de l’amie évoquée dans le billet d’humeur, je trouve que c’est bien de définir les choses au début. Parce qu’après quand le "pli est pris"….on regarde en arrière la personne qu’on était et on ne se reconnaît plus. Cela n’a rien à voir avec les sentiments qu’on porte à son épouse (pour ce qui me concerne).

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