• Classé dans HAUCET on 14 mars 2017, 9 h 21 min

    "J’y suis j’y reste"… ma belle-soeur a toujours souhaité rester chez elle; à partir de 97 ans, veuve, elle a souhaité avoir quelqu’un la nuit (en fait il a fallu embaucher deux personnes pour respecter la législation du travail) : sa retraite de 2600€ s’est avérée insuffisante pour financer cette charge en sus de celles liées à la maison (assurance, chauffage, électricité, eau, alimentation, vêture) déficit annuel : 6000€. A 99 ans avec un début de sénilité, elle ne reconnaît plus personne et voudrait rentrer chez elle alors que le docteur nous a conseillé de la "placer" en maison de retraite. Quand nous allons la voir très régulièrement elle ne sait pas qui nous sommes et nous dit toujours vouloir rentrer car ses parents vont s’inquiéter !
    Avait-on le droit de la laisser chez elle ? qui allait payer le surcoût d’une "dame de compagnie" durant la journée ?
    Ces éléments échappent complètement à la journaliste rédactrice de l’article. Tant que l’on a "toute sa tête" vivre chez soi est ce qu’il y a de mieux si on peut l’assumer tant au niveau santé que financier, mais après ?

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    • Classé dans Catelyne on 16 mars 2017, 18 h 06 min
      in reply to HAUCET

      Bonsoir
      Il me semble que vous pointez du doigt une rélle problématique de fond à savoir que si dans « l’idéal et dans l’absolu » chaque citoyen (citoyenne) est « libre » de choisir son lieu de vie, dans «  la vraie  vie » , pour de multiples raisons, ce n’est pas forcemment le cas.
      Aussi, il me semble que dans les situations d’accompagnement, pour diverses raisons là aussi, notamment celles que vous évoquez ( santé, ressources financières) l’aidant comme le proche n’ont de fait que des possibilités de choix tout à fait relatifs
      Bien sûr que tout un chacun souhaite rester à domicile, comme tout un chacun souhaite ne pas avoir à se faire opérer mais ….
      Pour moi, le souci dans tout cela semble être que dans cet article on est « dans une approche compartimentée » qui ne prend pas en compte les possibilités du « couple aidant/ personne accompagnée » et cela d’autant que l’époux ou l’épouse qui accompagne peut lui ou elle aussi être âgé voire très âgé et lui ou elle avoir aussi de gros soucis de santé.

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