La journée nationale des aidants 2014

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Si cette cinquième édition de la Journée Nationale des Aidants n’a pas fait l’objet de la médiatisation qu’elle a connu en 2010 lors de son lancement, elle a en revanche soulevé de la part des journalistes TV, radio ou presse, des questions très pertinentes et fait l’objet de quelques reportages très documentés.

D’autre part, le profil du Salarié-Aidant a assez largement émergé des différentes couvertures médiatiques, et je crois qu’on peut parler d’un saut qualitatif dans la connaissance et la re-connaissance des Aidants et de leur diversité par la société.
Si la connaissance du profil-type de l’Aidant d’un malade d’Alzheimer était assez bien diffusée, les médias de façon générale n’avaient peut-être pas encore conscience de la diversité des situations. J’ai le sentiment qu’un net progrès a été fait cette année, notamment en mettant l’accent sur les quelques 4 millions d’actifs Aidants.

Au cours des différentes émissions TV ou radio, nous avons entendu parler de «responsabilité sociale », et même plus spécifiquement de « responsabilité sociale de l’entreprise ». Le fait que l’entreprise puisse jouer un rôle dans ce qui concernait jusqu’ici la sphère strictement privée de ses collaborateurs, et le fait que cela soit évoqué dans les médias, est une évolution positive pour tous, Aidants actuels et futurs.

Une question nouvelle a aussi été soulevée par plusieurs journalistes : celle d’un statut de l’Aidant. Le sondage du Grand Soir 3 donnait d’ailleurs 56,6 % de personnes favorables à un statut (24,6 % ne se prononçaient pas). Un parallèle était fait avec nos voisins belges où un statut existe depuis peu.

Des faits nouveaux donc, médiatiquement parlant. Nous nous en réjouissons car cela fait avancer la cause des Aidants et la prise en compte de leurs difficultés.

Attention toutefois à ce que les réponses apportées, notamment aux salariés-Aidants, ne tombent pas dans le piège de l’illusion. Cette illusion pourrait être de croire qu’à un problème désormais chiffré puisse être apportée une réponse standardisée : un standard qui répond et des réponses standard… dans un domaine où seule la réponse « sur-mesure » est efficiente.

Pascal JANNOT

Revue de presse

 

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3 commentaires

  1. Oui, c’est vraiment du cas par cas. Et pour arriver au cas par cas, il faut que l’aidant soit exigeant, qu’il ne se contente pas de réponse standard. Et pour que l’aidant soit exigeant, il faut qu’il prépare ses demandes. Et je crois que votre site va dans ce sens: aider les aidants à être exigeant en lui donnant les outils. Contrairement à d’autres sites qui surfent, mais ne permettent pas à l’aidant de devenir exigeant. J’ai une amie aidante, elle dit toujours: "il faut que ces gens travaillent AVEC les aidants, pas POUR les aidants". Le AVEC est toute la différence avec le POUR. AVEC signifie qu’on cherche à 2. POUR signifie que ces associations ou ces experts savent, et que l’aidant ne sait pas.

  2. En réponse au lien de Guy sur le site de Colette Roumanoff : j’avais râlé précédemment sur la soirée conférence-cocktail … Je vois que je ne suis pas le seul à me hérisser sur les so frenchy mondanités !….
    Je ne connaissais pas Colette Roumanoff et ce lien m’a donné l’occasion de découvrir.
    Je voulais donc dire merci à Guy.

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