La vague

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Au début du voyage je t’ai dit :

-« ok, la nouvelle est terrible, c’est une maladie grave. On fera face ensemble ».

C’était l’annonce d’un cyclone et je me suis préparé pour un simple changement de temps, un petit grain ; je n’avais pas mesuré le danger. Sur le bateau j’avais bien rentré les voiles, vu les nuages noirs au dessus de ma tête, je me suis dit que ça soufflerait fort. La mer houleuse je la connais, la vague je voulais la prendre par le travers, pour te protéger, surement pour te sauver. Mais ce n’était pas une vague, c’est un mur d’eau de 12 m que j’ai pris de face. La cambrure de la vague, celle qui annonce la fin de la déferlante, je l’ai jamais trouvé. J’aurai dû t’amarrer au pont du bateau pour ne pas que tu coules .

Ce bateau qu’est ma vie a été dévasté. Le vent de la démence à soufflé, C’est un vent de force 8 qui arrache tout sur sa route. Alzheimer ne fait pas de cadeau. Les voiles du bateau sont en lambeaux, L’océan s’est déchainé. Même un grand voilier ne résiste pas, le mien n’a pas résisté, il n’en reste rien. Je suis sur le rivage, la tête entre les mains, seule. J’ai tout perdu : tu n’es plus là.

Je suis vivante mais toi, tu as coulé.

Yoyo

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