Le décalage

2

L’Aidant est celui qui vit chaque jour sa condition faite de tant de situations diverses, d’émotions contradictoires, de hauts et de bas, de doutes, de force et de courage…

Pour les pouvoirs publics, il est une « cible »  qui doit – ou devrait – faire l’objet de politiques.

Pour les entreprises, il est un salarié au risque psycho-social plus élevé.

Pour les universitaires, il est un objet de recherche…

Cette semaine, le billet d’humeur que nous a adressé Kat et l’expression de son exaspération témoigne bien de ce décalage entre qui lutte quotidiennement et qui cherche à comprendre, analyser, décortiquer, chiffrer etc.

Alors comme le dit Kat, pourquoi tant de recherches et d’études si ce n’est pour apporter aux aidants ce dont ils ont vraiment besoin ?

Mais les Aidants expriment-t-ils leurs besoins ?

Sont-ils consultés, et même sont-ils organisés et représentés pour pouvoir être consultés ? Et s’ils ne le sont pas, comment exprimeraient-ils la réalité de leurs besoins ?… C’est le serpent qui se mord la queue…

C’est pourquoi ces réflexions nous ont convaincus de lancer le débat sur le thème : « De quoi les Aidants ont-ils vraiment besoin? »

Je vous invite à y participer nombreux, sur le site dans la rubrique « Dossier-débat », et sur notre toute nouvelle  page Facebook.

Pascal Jannot.

Partager

2 commentaires

  1. avant de réclamer quoi que ce soit, il faudrait:
    – songer à se regrouper afin de représenter une VRAIE force de lobbying.
    -monter une VRAIE campagne de communication afin que tous les aidants se reconnaissent et prennent conscience de leur rôle
    -impliquer le monde médical et social afin qu’ils ne nous voient pas seulement comme "proche" ou "famille" de malade mais bien comme aidants, et qu’ils entendent ce que nous savons du malade (vous connaissez les maladies, nous connaissons les malades)
    – bref, faire en sorte que la prise de conscience de la société toute entière se fasse et il y a encore un long chemin à parcourir

    de tous temps, dans toutes société, pour assurer reconnaissance et protection chaque catégorie socio-professionnelle a dû se fédérer que ce soit en syndicat, en fédération, en association ou en comité ou autre…
    comme vous l’exprimez dans votre édito, les aidants ne sont ni défendus ni représentés par des pairs. (attention ce commentaire n’est nullement une charge contre l’Association Française des Aidants)
    personnellement, je préfère être une flèche dans l’œil des politiques qu’une cible!!!

    kat

  2. Sur le fond, je partage complétement le point de vue de Kat.
    Reste que sur la forme, personnellement il me semble qu’à moins que des "aidants pionniers et expérimentés dans l’approche collective" se lancent dans la création d’une telle " association", à l’instar de leurs homologues aux USA, si je ne fais pas erreur, les associations de proches et de malades pourraient peut-être avoir un volet spécifique "aidants".
    Le souci c’est qu’en France, de par le contexte culturel et économique chaque association prêche surtout pour sa paroisse et on peut le comprendre quand on voit le nouveau plan Alzheimer avec un financement largement diminué alors qu’il s’adresse à un plus grand nombre de personnes du fait de son élargissement à d’autres maladies neuro-dégénératives.

Votre commentaire

X