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    Les Aidants et les professionnels de l’aide se comprennent-ils ?

    Le maintien à domicile d’une personne en perte d’autonomie est en général accompagné, dans des proportions variables, d’aides professionnelles.

    Les professionnels de l’accompagnement et du soin, qui interviennent à un niveau très intime de la vie de la personne en perte d’autonomie, tiennent-ils toujours compte des proches de cette personne ?

    Comment les Aidants vivent-ils l’intervention de tiers au sein de leur famille ou de leur couple ?

    La compétence que l’Aidant développe tout au long de son parcours, est-elle prise en compte et reconnue par les professionnels ? Y-a-t-il coopération ou… conflit de territoire ?

    Par ailleurs, le rôle de l’Aidant familial ne se limite pas au maintien à domicile. Nombreux sont ceux qui soutiennent leur proche en établissement, y compris à l’hôpital.
    Y-a-t-il un dialogue entre les professionnels de l’établissement (EHPAD, Maison d’Accueil Spécialisée, Services de Suite et de Réadaptation…) et les Aidants ?

    La préoccupation de l’Aidant pour son proche est-elle comprise et « apaisée » par les professionnels ?

    Les professionnels sont-ils toujours préparés à gérer les conflits qui en découlent ?

    L’ ANESM (Agence Nationale de l’Evaluation et de la Qualité des Services et Etablissements Médico-Sociaux) doit prochainement publier ses recommandations destinées aux professionnels concernant :

    « Le soutien des aidants non professionnels de personnes âgées dépendantes, de personnes adultes handicapées ou souffrant de maladie chronique vivant à domicile »

     

    • En quoi consisterait concrètement pour vous les Aidants, un tel soutien de la part des professionnels ?
    • Quelles sont vos attentes vis à vis des différents types de professionnels, que ce soit à domicile ou en établissement ?

     

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  • Classé dans SANCHEZ on 22 octobre 2017, 22 h 27 min

    Bonjour,
    Voici quelques années que je suis aidante familiale de ma mère.
    Au début de la maladie, les aides mises en place, je me sentais soutenue par les intervenants extérieurs.
    Mais au fur et à mesure que la dépendance s’accélérait, le changement de soutien a changé de côté.
    Actuellement, je suis en train de faire le constat que aider son parent, m’amène également à aider les aides soignantes si je veux que la toilette soit faite correctement.
    Par manque de dialogue avec la direction, car je m’oppose aux sanctions prises par cette dernière, je fais les frais de pression sous différentes formes.
    Et le verdict est à chaque fois le même, je peux toujours quitter le SSIAD. A présent, je n’ai plus le choix que de continuer tant bien que mal jusqu’au bout
    L’aide aux aidants n’est pour moi qu’une illusion que l’on nous fait miroiter et qu’il faut faire avec.

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  • Classé dans Catelyne on 17 février 2015, 17 h 41 min

    Vaste débat que vous avez lancé là.
    Au vu de mon expérience passée d’aidante familiale et des échos que je peux avoir, il me semble que les relations
    « aidantes/professionnels » sont, pour de multiples raisons (sociétales, culturelles, économiques et financières) empreintes de beaucoup d’incompréhensions.
    Parmi toutes ces raisons, je citerai celle liée à l’ancestrale culture hospitalière, à savoir la relation « Professionnels/patient » avec toute la connotation que comporte le terme « patient ».
    A mon sens le contenu de toutes les formations initiales du secteur de la santé ( y compris celle des médecins) et du secteur médico-social est encore beaucoup trop ancrées dans cette culture  » FAIRE POUR » .
    Toujours à mon sens, avec les progrès de la médecine, l’allongement de la durée de vie et les nombreuses maladies chroniques parfois très invalidantes , cette relation dualiste devrait céder le pas à une relation triangulaire ( personne concernée/ proche aidant/professionnel) et être davantage dans le  » FAIRE AVEC « .
    Si une telle approche faisait partie de ces formations, il me semble que cela faciliterait sûrement « le relationnel » des aidants et des personnes qu’ils accompagnent, que ce soit avec les professionnels de terrain ou avec les médecins et professionnels d’encadrement.

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