Les rencontres de la CNSA

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Pour avoir participé à ces deux journées, personnellement, il me semble que, même si c’est à la vitesse « escargot » , petit à petit les « aidants » sortent de l’ombre et que leur cause commence à être entendue.

Les pouvoirs publics et les divers organismes dont la CNSA semblent avoir pris en considération l’importance de la prise en compte du couple « aidant/aidé » et de « l’aide aux aidants » notamment dans sa dimension sociétale et économique.
Reste que, même si le partenariat et la complémentarité avec les professionnels a été plusieurs fois évoqué, on était toujours, à mon sens, davantage dans le  » FAIRE POUR » que le « FAIRE AVEC »

De ce fait, la prise en compte des besoins exprimés par les aidants eux-mêmes reste encore me semble t-il une approche relativement minoritaire.
L’approche majoritaire étant que l’aide aux aidants passe d’abord par l’aide aux aidés et un bon accompagnement de ceux-ci, ce qui dans l’absolu peut se concevoir aisément mais qui , de mon point de vue ne tient pas compte de la réalité des chiffres et de la « vraie vie » : Les 2/3 de l’accompagnement sont le propre des proches aidants et les aides financières des personnes âgées en perte d’autonomie sont malheureusement relativement faibles .

Si l’on ajoute à cela, les difficultés financières des services d’aide à domicile, celles du recrutement des professionnels de terrain ( peu reconnus , peu rémunérés , sans compter les questions de formation et d’expérimentation) et les autres aléas, on peut se demander comment celles et ceux qui sont dans cette optique, entrevoient concrètement les choses.

Reste encore que si le chiffrage des 8 à 10 millions d’aidants semble faire consensus, l’ampleur de ce chiffre ne revêt pas pour autant une même réalité pour tous: pour certains l’aide se limite à faire les courses par exemple, pour d’autres ce chiffre inclus l’aide de jeunes voire très jeunes enfants, et pour d’autres encore comme Serge Guérin, ce chiffre correspond au nombre d’aidants apportant une aide moyenne de 20H semaine .

Alors, pour rester optimiste, je vais dire que chemin faisant et par la force des choses, les aidants sortiront de plus en plus de l’ombre, même s’il faudra, sans doute , encore bien des années avant qu’en France, ils n’apparaissent au grand jour et qu’il y ait un véritable partenariat du « FAIRE AVEC  » partagé entre tous les acteurs ( Personne malade ou handicapée, proche-aidants, professionnels, pouvoirs publics et organismes divers) . Catelyne

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