Où je me situe comme « personne vieillissante » ?

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Ce billet d’humeur où je me situe comme « personne vieillissante » ( ce que je suis , nous le serons tous un jour) est en relation avec loi « ASV » qui a mon sens, même si on y entrevoie des avancées certaines (reconnaissance législatives des aidants et plus spécifiquement « des salariés-aidants » etc..) reste tout de même TRÈS TRÈS LOIN DES RÉALITÉS DE TERRAIN et aborde les questions d’accompagnement de façons compartimentées ( personne âgée en perte d’autonomie ; répit de l’aidant ; consentement à entrer en ehpad etc…) alors qu’on voit bien dans la réalité que cette approche ne peut être que multidimensionnelle.

« Je n’ai plus vingt ans et toutes mes dents !!!!!!  » J’avoue que la dépendance et la perte d’autonomie me font peur. Peur, parce que beaucoup sont certes dans « les beaux principes, les belles paroles  » ( liberté de choix, liberté d’aller et venir, consentement pour entrer en ehpad » etc…) mais, à mon sens, hélas très très loin de la réalité au quotidien.

A domicile, la réalité c’est ce que décrit très bien Kat-aidante dans son texte http://www.agevillage.com/actualite-131 … n-RSS.html

C’est aussi un reste à charge important : L’APA au grand maximum pour une personne en GIR I ne permet seulement de faire appel à une auxiliaire de vie qu’à peine 60 heures par mois En Ehpad, la réalité c’est le plus souvent une insuffisance cruciale de personnel d’autant qu’ils n’ont pas tous une formation adaptée aux profils des résidents entrant aujourd’hui en ehpad , ne sont pas toujours motivés et ne sont pas rémunérés à la hauteur de leur travail.

  • un turn over des directions, médecins coordonnateurs ,infirmières coordonnatrices, infirmières, aides-soignantes bref de tous les professionnels
  • une « non traitance » des résidents : http://www.non-traitance.com/
  • une charge financière pour les résidents et les aidants familiaux de l’ordre de 3000 euros

Comment alors concilier perte d’autonomie et « rester à domicile » le plus longtemps possible sans que cela ne se fasse trop au détriment de la vie, de la santé et des finances du  » proche aidant  » ?

Comment envisager « une entrée en ehpad » en n’en ayant pas une très « bonne image » ?

Sans parler de l’énorme problématique des « tutelles » extérieures à la famille . Si l’on veut améliorer la situation des personnes âgées malades et handicapées en perte d’autonomie voire en grande perte d’autonomie , cela ne devrait-il pas passer par :

  • Une analyse qualitative et quantitative des « ressources disponibles » : – professionnels de terrain – aidants, associations de bénévoles, volontariat… – aides en provenance des divers organismes publics, para-publics ou privés – nouvelles technologies – et autres …
  • une refonte du secteur du médico-social et de tout ce qui gravite autour avec à la clef des réelles simplifications administratives
  • la mise en place très largement en amont ( pourquoi pas lors de la 1ère évaluation CARSAT (GIR V-VI ) ou (APA GIR I à IV) de sensibilisation aux dispositifs existants et peut-être à revoir ( personne de confiance, directives anticipées, mandat de protection future autres ?

Nous serions là, alors, dans une approche alliant » PREVENTION INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE » que cela soit pour les aidants, les personnes qu’ils accompagnent et les professionnels.

Catelyne

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