Oui, bonnes fêtes du Nouvel an à nous tous !

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Je dédie ce petit mot à tous mes amis aidants, les 8 à 10 millions d’aidants que nous sommes, et ce soir, tout particulièrement aux 2 millions d’aidants qui fêteront « seuls » le réveillon, soit parce qu’il n’y a pas moyen de faire autrement pour prendre soin du proche handicapé, ou malade ou dépendant, soit parce que le proche dont ils ont pris soin est parti pour son dernier voyage.

On ne parle pas assez de l’isolement relationnel dans lequel nous pouvons nous retrouver. Ce soir, je fais le vœu que 2 millions d’entre nous qui seront « seuls » se disent « c’est vrai, je suis seul (e), mais je lève mon verre aux deux autres millions d’aidants qui en ce moment même sont comme moi ! ». Emilie

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2 commentaires

  1. Je suis parmi vos deux millions d’aidants isolés. Mon mari est atteint d’Alzheimer, maintenant je ne sors plus de ma maison, il demande une supervision constante. mes enfants me disent que je dois le mettre dans un ehpad, mais moi je refuse, il y serait totalement désorienté, et je ne veux pas rajouter à ses souffrances. Et mes deux plus proches amies sont décédées durant ces trois derniers mois. C’est elles que j’appelais régulièrement pour me remonter le moral, changer un tout petit peu de conversations. J’adorais aller danser (même à 80 ans j’aime danser), mais je ne le peux plus, je ne peux plus sortir. Oui c’est un isolement relationnel, profond, oh oui, très profond. Vous avez raison de mettre en avant celà. Je ne suis pas une personne "isolée" comme le dirait les Petits frères des pauvres et dans leur définition, mais je suis une personne isolée et prisonnière de mon mari Alzheimer. J’ai fêté le réveillon hier soir avec mon mari. Lui dans son monde et ses craintes et doutes et ses moments de plus en plus rares de lucidité, moi dans mon monde sans avoir les clés de son monde à lui.

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