Pôle Emploi

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Lundi en huit, une amie aidante ira à Pôle Emploi pour demander de l’aide pour trouver un nouvel emploi. Elle dit qu’elle « a les boules » rien qu’à l’idée d’y aller. Elle avait démissionné de son boulot il y a 1 an quand son rôle d’aidante était devenu trop accaparant et qu’elle pouvait plus concilier à la fois son travail et le rôle d’aidante. Maintenant que la situation est un peu stabilisée pour son mari, elle voudrait trouver un travail qu’elle puisse faire depuis chez elle, ca lui permettrait d’être présente auprès de lui. Elle dit aussi qu’elle ne cherche pas forcément une activité salariée dans le même domaine où elle était avant qu’elle n’arrête, elle pense aussi à un autre domaine qui lui plait et cette fois-ci qui peut être fait depuis chez soi.

Je me dis : « mais pourquoi elle a les boules, rien qu’à l’idée de devoir dire à Pôle Emploi qu’elle a arrêté de travailler parce que c’est normal à un moment de SE RETROUVER obligée d’arrêter son travail ? ». C’est normal d’arrêter parce que les heures, les obligations du métier qu’on exerce ne sont plus conciliables avec ce qu’on fait pour le proche dont on prend soin.

Je me dis : « mais pourquoi c’est l’aidant qui a « peur » de la manière dont il va être perçu, accueilli, « conseillé » par les autres, là il s’agit des conseillers de Pôle Emploi ? Peur de se justifier ? Pourquoi les autres justement, ils ne sont pas formés à connaître tout ce que font les aidants, les qualités propres au rôle d’aidant qu’on apprend sur le tas et qu’on développe au fur et à mesure ? ».

Alors la loi Autonomie qui n’est toujours pas votée, mais qui pour l’instant prévoit des clauses spéciales pour les aidants, ceux qui travaillent et doivent concilier travail et rôle d’aidant, il est grand temps qu’elle vienne ! Comme ca, Pôle Emploi aurait non seulement une bonne occasion de dire « bravo » aux ex-aidants (ou toujours aidants) qui reviennent sur le marché du travail, et aussi une bonne raison de chercher ce qui conviendrait le mieux aux aidants.

Hum.. Il y a encore un long chemin à faire avant cette « reconnaissance » des « acquis par expérience » des aidants et cette « reconnaissance » des obligations qu’on a en tant qu’aidants.
Emilie

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