Qu’est ce qu’être Aidant ?

2

N°2 PHOTO SLIDE ACCUEIL

Qu’est ce qu’être Aidant ?

Définition de l’Aidant

Etre aidant

Le rôle majeur de la famille dans le soutien aux aînés n’est plus à démontrer, cette valeur sociétale est en progression constante, un ensemble d’éléments socio-économiques renforce le phénomène.

C’est un rôle crucial dans le maintien à domicile. La prise en charge d’une personne en perte d’autonomie est lourde, jalonnée d’obstacles propices à l’épuisement physique et psychologique. L’aidant oublie de s’occuper de lui, l’isolement social est souvent observé.

Par ailleurs, le souhait des personnes âgées de vieillir à leur domicile est aujourd’hui de plus en plus exprimé (80% des personnes âgées souhaitent rester à domicile).

L’investissement horaire est important et vient s’ajouter aux charges de la vie professionnelle (50% des cas) de la vie familiale, personnelle et sociale.

Lorsque l’aidant vit auprès de l’aidé cet investissement horaire couvre souvent la totalité de la journée et tout au long de l’année.

Que fait l’Aidant ?

Un emploi à plein temps (une moyenne de 60 heures par semaine est courante). L’aidant familial peut travailler 24h/24h et 365 jours/365 jours.

Les activités les plus courantes de l’aidant sont proportionnelles au niveau de dépendance de la personne aidée (GIR)

Aider un proche pour :

1) Les soins personnels (toilette, habillage, repas)

2) Se déplacer dans le logement

3) Sortir du logement

4) Défense des droits et des intérêts, gestion du budget

5) Aller voir le médecin

6) Gérer le budget et les démarches administratives

7) Faire les courses, acheter les médicaments

8) Les tâches ménagères

9) Assurer une présence, une compagnie

10) Autres :

– intervenir pour l’accès aux soins médicaux et à la continuité des soins

– apporter le soutien moral et affectif

– intervenir pour l’accès à la vie sociale

– apporter une présence, une compagnie, être vigilant

– créer les conditions pour permettre la communication (voir, parler, entendre)

Le manque de disponibilité de l’aidant son isolement, la rupture progressive avec l’environnement social l’entraîne souvent vers un profond sentiment de solitude, il oublie de se soigner, il devient dépressif.

L’aidant est plus souvent malade qu’une autre personne, le syndrome d’épuisement est très fréquent.

L’aidant naturel ou familial est confronté à des difficultés croissantes d’ordre relationnelle, affective, psychologique, matériel et technique. Le rôle d’aidant ne laisse plus de temps de loisir ni de détente, la vie sociale disparaît et le quotidien devient la seule perspective d’avenir, l’aidé devient central.

La distance, le recul, l’analyse et la perspective nécessaire à toute action d’aide devient impossible, les signes d’alerte d’épuisement physique et psychologique insidieusement s’installent et parfois la maladie est le facteur déclenchant d’une rupture. Rupture qui mène souvent à ce qui n’était pas souhaité initialement « l’institutionnalisation ».

Prévenir l’épuisement et la détérioration physique et mentale devient une priorité

En proposant des actions de soutien correspondant à sa demande. Pour autant que la prise de conscience de l’aidant soit suffisante, qu’il s’identifie comme tel et qu’il soit en mesure de ressentir, d’analyser les signes précurseurs de l’épuisement.

La difficulté réside dans le fait que la plupart des aidants ne se sentent pas aidant naturel eux-mêmes.

Aussi, il est délicat d’imposer quoi que ce soit et notre rôle est seulement de proposer. Proposer de l’aide dans un souci d’éthique et d’humanisme.

L’aide aux aidants se doit d’être préventive, elle est relationnelle et doit leur permettre de retrouver la maîtrise de leur compétence.

Quatre besoins principaux formulés par les aidants :

  1. Trouver un lieu d’accueil, d’échange et d’écoute : Prévenir l’isolement social
  1. Etre soutenu moralement et physiquement : Structurer l’écoute – analyser les demandes
  1. Bénéficier de période de répit : Faciliter l’accès au service de répit
  1. Etre formé et informé : Rendre accessible l’information au travers de différentes thématiques

Aides ayant une action préventive

  • Conseils
  • Groupe d’échange
  • Etre écouté
  • Séance de soutien moral et matériel
  • Répit moral et matériel
  • Organiser l’évaluation des besoins et des connaissances

Pourquoi se faire aider ? Et mieux accompagner mon proche.

Les Aidants assument quotidiennement un rôle noble, une charge de travail contraignante et répétitive nécessitant une grande polyvalence qui progressivement va générer un stress croissant, des troubles du sommeil, un profond sentiment de culpabilité, un isolement social qui généralement les mènent vers un état dépressif.

Habitués à apporter une aide à un membre de leur entourage en situation difficile, les aidants pensent rarement à demander de l’aide pour eux-mêmes. C’est le paradoxe de l’aide aux aidants.

Les aidants assument un rôle contraignant pour lequel ils ne sont pas préparés, ils ont besoin de s’exprimer et d’être entendus, d’apprendre à « se protéger » (accepter la réalité, apprendre à gérer leur stress, se déculpabiliser, reconnaître leurs limites, prêter attention aux signaux d’alarme…) Le manque de « savoir faire » peut avoir des conséquences désastreuses sur l’équilibre du couple Aidant/Aidé. Ils peuvent aussi avoir besoin de conseils « techniques » pour mieux aider leur proche (techniques de manipulation, communication avec une personne désorientée…).

 

Partager

2 commentaires

  1. Je suis "aidante" depuis 4 ans après la mort de mon fils en février 2013 il avait 26 ans mon père à développer un cancer et il est décédé le 12 janvier 2014 j’étais là merci et depuis je suis avec ma mère devenue dépendante oui c’est épuisant oui on ne laisse pas ses parents mais il faudrait que certains membres de la famille sachent et veuillent de temps en temps prendre le relais désolée mais moi je n’ai qu’une envie aller me reposer auprès de mon fils d"amour au Paradis

Votre commentaire

X